La régénération des sols

Voici quelques faits intéressants sur la disparition des sols :

1. Le sol est une ressource largement non-renouvelable

Les sols se renouvellent grâce à l’altération de roches dures par la pluie, ce qui crée des minéraux meubles – l’argile – qui permettent aux végétaux de pousser. Un phénomène qui se produit sur des millénaires, et participe largement aux équilibres actuels de la planète. A l’échelle humaine, la terre est donc une ressource non renouvelable. Entre 200 et 1000 ans sont nécessaires pour former 2,5 centimètres de sols. L’équivalent de ce que nous perdons pourtant en seize années : la profondeur moyenne des sols (la couche de terre arable) – dans les pays industrialisés – était de 23 centimètres il y a deux siècles. Aujourd’hui elle se situe à 15 centimètres.

2. Pourquoi perdons-nous du sol ?

Les pratiques de labour couplée avec l’absence d’arbres ou de cultures « de couverture » exposent les sols à l’érosion par le vent et la pluie. La partie supérieure du sol, qui est la plus riche en nutriments de base (azote, phosphore, potassium, calcium), essentiels pour la vie, est ainsi évacuée vers les fossés, puis les rivières, et enfin les océans. Sur tous les continents, cette érosion s’étend bien au-delà de la capacité de renouvellement des sols : environ 17 tonnes par hectare et par an en Europe et aux États-Unis.

3. Et ce n’est pas tout…

Un autre phénomène lié à l’évolution de l’agriculture depuis le milieu du XXème siècle menace directement ce qu’il nous reste de sols : le « déclin biologique » des sols. Un hectare de terre fertile contient en moyenne 1,7 tonne de bactéries, 2,7 tonnes de champignons, selon les études récentes. Et une tonne de vers de terre, qui par leurs mouvements brassent une masse considérable de glèbe. Un chiffre divisé par cinquante dès lors que les pratiques agricoles ne respectent pas la vie du sol (emploi d’engrais de synthèse, de pesticides…). A cela s’ajoute le tassement par l’utilisation de machines de plus en plus lourdes, qui réduit la présence d’oxygène présent dans les sols, endommageant ainsi tout ce qu’il reste de l’écosystème.

En route vers des sols vivants !

Agriculture de conservation, maraîchage sur sol vivant, semis sous couvert végétal, techniques culturales simplifiées… de plus en plus d’agriculteurs, qu’ils soient d’ailleurs en agriculture biologique ou non, reconnaissent les vertus d’un sol vivant. De nombreux groupes d’agriculteurs se penchent maintenant sur ces techniques qui privilégient le ver de terre à la charrue !

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