La dépendance des systèmes agricoles aux intrants chimiques et à l’irrigation posent de graves problèmes de résilience et de durabilité. Afin de soutenir la transition agricole à l’heure des changements climatiques et de la crises dans précédent du modèle agro-industriel, l’équipe de PermaLab accompagne les agriculteurs et les collectivités vers l’adoption de nouvelles pratiques : la conception en « ligne-clef » (keyline), l’agroforesterie et la couverture permanente des sols.

La conception en « ligne clef » (keyline)

Conçu dans les années 50 par P.A. Yeomans, le système Keyline est un système de conception qui restaure et régénère les paysages, applicable à la fois aux zones rurales et urbaines. Il s’agit d’une combinaison unique de gestion de l’eau et de régénération du sol. Ceci représente un grand avantage pour les agriculteurs et les éleveurs parce qu’il a la capacité de construire et de régénérer les sols dégradés rapidement, et utilise des animaux de pâturage comme bénéfices à ce processus.

Le terme Keyline (littéralement ligne clef), vient de la référence à un keypoint (point clef) sur le bassin versant, qui est l’interface entre la collecte et la distribution de l’eau dans le paysage. Keyline est une philosophie et un ensemble de techniques qui n’opposent pas les besoins des agriculteurs aux écologistes qui tentent de protéger la faune et la flore. Les techniques de captage de carbone utilisés permettent de limiter les changements climatiques provoqués par l’homme.

L’agroforesterie

Pratique ancestrale dans de nombreuses régions du monde (pensez au pré-verger de l’avesnois, au bocage normand, etc…), l’agroforesterie revient depuis une vingtaine d’année au goût du jour : stockage du carbone, lutte contre l’érosion des sols, création de haies brise-vent, accueil des auxiliaires de culture, diversification économique… les raisons sont nombreuses d’avoir recours aux arbres pour rééquilibrer les écosystèmes cultivés.

L’équipe de PermaLab s’investit depuis 3 ans dans le développement de l’agroforesterie, notamment à travers l’ADAF (Association Drômoise d’Agroforesterie). Nous avons initié à l’Oasis de Serendip, dans la vallée de la Drôme, un projet de ferme expérimentale et pédagogique en agroforesterie sur 11,5 ha, qui a été récompensée en 2018 dans le cadre du « Concours national Agriculteurs d’Avenir ».

Des sols vivants

Agriculture de conservation, maraîchage sur sol vivant, semis sous couvert végétal, techniques culturales simplifiées… de plus en plus d’agriculteurs, qu’ils soient d’ailleurs en agriculture biologique ou non, reconnaissent les vertus d’un sol vivant. De nombreux groupes d’agriculteurs se penchent maintenant sur ces techniques qui privilégient le ver de terre à la charrue !